lundi 3 septembre 2007

Etudes des Psaumes

Commentaire des psaumes pour bien les prier et les vivre
Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages
Rappel : - la mitsva de sauver les prisonniers - nos prisonniers d'Iran - nos prisonniers de guerre
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Le psaume...
...et son axe
Le psaume 6 et commentaires
pour les malades ou pour les personnes et les communautés qui traversent de grandes difficultés.
Le psaume 20 et commentaires
Dans les épreuves, comment puiser notre intelligence dans l'intelligence divine.
Le psaume 22 et commentaires
L'espoir d'Israël dans le désespoir
Les psaumes 74, 75 et 110 et commentaires
Comment prier en temps de guerre.
Le psaume 91
Comment garder le niveau de la sainteté et de la beauté pendant les peurs de la nuit (sur tous les plans) sans défaillir alors que c'est l'heure des fantasmes, des délires, et des appréhensions?
Le psaume 121 et commentaires
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Le psaume 142 et commentaires
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Commentaire du psaume 6
Ce commentaire se centre sur le premier verset : Psaume 6, 1.
Laménatséa'h bineghinote âl-hachéminite, mizmor lédavid. Au chef des chantres, avec les instruments à corde, à l'octave. Psaume de David. Cette début du commentaire est basé sur le Méâm loêz et nous continuons notre étude dans des sources diverses.
Ce verset, qui pourrait sembler comme une introduction technique hermétique, a une grande importance. 1. Ce psaume est composé par David et on le réfère à plusieurs étapes où il fut gravement malade, ou en péril. C'est le motif pour lequel ce psaume convient particulièrement pour les malades ou pour ceux qui traversent de grandes difficultés. Il a toujours été dit par les Juifs dans les périodes de grand drame ; on l'utilise aussi pour ces motifs dans la prière quotidienne dans la partie des Ta'hanounim ou supplications de demande de pardon. - David fut en péril de mort et le peuple quand il avait recencé le peuple (lisez II Samuel 24, 10 et I Chroniques 21, 16) ; car cette activité manifeste un manque de confiance envers le Créateur et sa sauvegarde et ramène le peuple à des chiffres et numéros. - David passa également une longue période en état de lèpre et en isolement. C'est sa demande d'être purifié en son âme et de bien revenir à D.ieu et à la Torah complètement qui le guérit. Il demanda que ceux qui aiment D.ieu et le connaissent se rapprochent de leur roi David 'voyez le psaume 119, 79) et que ses ennemis sont éloignés (ici 6, 11). - David tomba également malade après l'épisode avec Bat-Chébâ. - David fut également malade par les soucis causés par les nombreux ennemis intérieurs et extérieurs qui l'ont poursuivi pendant sa vie. Ce mal, si gravement ressenti et qui voulait réellement porter atteinte à sa vie est exprimé par l'expression qui parle de "colère" (verset 2) : rien n'est plus dévastateur que la colère. On le voit, ce qui détruit l'homme est aussi bien et également les ennemis du corps, ceux de l'âme et les véritables ennemis externes. Et la solution du retour à la santé ne peut passer que par un retour préalable à la Torah, à une vie droite, à la prière pour demander le salut, à l'humilité et à la confiance. Ce sont toutes ces qualités, et leur parcours pédagogique, qui nous sont proposées en ce psaume. Ce sont aussi les conditions nécessaires à l'heure où Israël est plongé dans la détresse.
2. Quel est le sens de l'expression curieuse : âl-hachéminite, au huitième, à l'octave. A quoi cela fait-il allusion qu'on ait eu le besoin de donner cette indication technique très particulière ? - cela réfère à la harpe à 8 cordes nommée chéminite, selon le nom du chiffre 8 (lisez I Chroniques 15, 21) ; ceci est une illustration mais ne nous fournit pas encore l'explication. - on l'utilisait dans le rite de la circoncision (mila) qui a lieu à 8 jours. Et nous rejoignons la tonalité du psaume de détresse quand on se souvient que Moché rabbénou fut sous l'emprise de la mort et n'en fut sauvé qu'en réalisant la mitsva de la circoncision qu'il n'avait pas accompli. Le psaume nous enseigne ne bien examiner nos manquements par rapport aux obligations morales du Juif quand nous sommes en maladie et danger de mort et, il nous donne l'espoir que nous serons sauvés de même quand nous aurons réparé (lisez Chémote, Exode, ch. 24). - cette mitsva de la mila est la 8e (lisez Rabbénou Bé'hayé sur Chémote 20, 14), après les 7 de base qui furent données à toute l'humanité, donc aux non-Juifs, et qui constituent la base de toute humanité. Nous en avons parlé longuement dans la page du site Modia consacrée aux Béné Noa'h, aux fils de Noé.
Autres sources Le Middrache Bémidbar Rabba 15, 11 dit que la harpe avec laquelle jouent les Lévites au Temple sera de 8 cordes ou de 8 octaves ou de 8 chants (Ibn Ezra) aux temps du Machia'h (le Messie). Le Rambane développe ce thème dans Torate haAdam, 124. Donc, ce psaume, dit, chanté, pleuré, prié dans la détresse nous laisse entrevoir ces temps du Machia'h que tout Juif espère avec impatience. Nous affirmons, avec optimisme et chant et musique, notre foi, et par là nous faisons descendre la bénédiction car elle ne peut se déployer que dans la joie. Précisons que le terme de Néguinote (instruments de musique) refère à cela et, tout étant précis et transmis dans le judaïsme, nous savons que ce psaume est joué sur les instruments selon les modes de Nitsoua'h, de Nigoune et de Zémer. Rachi parle aussi de la bonté complète symbolisée par cet instrument (I Chroniques 3, 11). Et il réfère ailleurs à la splendeur du chant manifestée par David en I Chroniques 29. Le Rambane (sur Béréchite 24, 1) parle en ce sens de la 8e des 13 middotes de Hachém et qui règne sur tout en reliant le jugement et la bonté. En Vayiqra 23, 40, il le relie aussi à la complétude de la Fête de Chémini Âtsérete qui clôture la fête de Souccote (voir aussi Massékète Sofrim 19). Ce jour hachémini est aussi le Roche 'Hoddéche Nissane, le premier jour du mois de Nissane où fut consacré le michkane, le sanctuaire (Rabbénou Bé'hayé, Vayiqra 9, 1). C'est donc, dans la détresse, l'assurance de la présence parfaite. Et cela ne concerne pas seulement notre petite personne mais tout le peuple d'Israël (Rabbénou Bé'hayé, Bémidbar 19, 35). C'est un état si bon, qu'il est celui qui se relie à la Création et qui précède la qualité du Chabbate (Rabbénou Bé'hayé, Dévarim 31, 10).
Nous comprenons maintenant aussi pourquoi, alors, il est parlé de "la ménatséa'h", le chef des chantres, car c'est un travail collectif comme dans un orchestre où chacun est indispensable et apporte sa part (voyez Métsoudote David sur I Chroniques 15, 21). C'est ce qu'exprime merveilleusement le Traité Bérakhote du Talmud de Jérusalem (68a) quand, à propos de cette expression, Ribbi Eleâzar dit que ceux qui étudient la Torah apportent la paix dans le monde. Amen ! Voilà bien un psaume à dire en ce moment. Et le Rambane, dans ses 'Hiddouchim sur le Traité Soucca 49, a dit que cette expression montre bien que la qualité exceptionnelle de ce 8e jour. Et le Roche, dans son commentaire supplémentaire sur le Traité Roche haChana 4b parle de la plénitude qui est atteinte alors. Le Livre Chaâré Ora, 8e portail, développe cela aussi. Le Zohar sur Bemidbar 223b parle de la merveille de ce point où il n'y a plus de séparation entre la victoire et la splendeur. Les Tiqqouné ha Zohar précisent cela en disant : c'est cela qui est exprimé par ces mots du psaume "âl hachéminite", ce la veut dire que nétsa'h Israël, le victorieux d'Israël ne sera pas défaillant et gagnera. C'est le lien de Netsa'h et hod, les étudiants avancés comprendront. En 51b, ils ajoutent que, par ces mots, nous faisons louange à Hachém : ainsi, de la souffrance, nous pouvons nous élever jusqu'au plus haut et au plus fort de la victoire, et cela par la prière qui est nourrie de l'étude, et qui devient modestement capable de se placer sur la science de la prière du Roi David lui-même qui avait épousé toutes les difficultés de nostre condition et les a menées à leur plus haut point ; c'est pour cela qu'il est nommé le Machia'h, le Messie. Et qu'il est une des étapes du déploiement du projet de l'homme, ce qui est indiqué par les initiales du nom de Adam qui dessinent trois étapes : Adam-David-Machia'h. Tout cela le premier verset de ce psaume et il nous éclaire toute la prière qui en découle.
Le psaume 20 10 versets
La ménatséa'h mizmor lé David Au chef des chantres (au vainqueur). Psaume de David.
Hachém te répondra au jour de l'angoisse, il te protégera le nom du D.ieu de Yaâqov. Il enverra ton aide depuis Son sanctuaire et de Sion il t'aidera. Il se souviendra de toutes tes offrandes et Il fera bon accueil à tes sacrifices de ôla (holocauste pure). Il te donnera selon ton coeur, et tes aspirations il les comblera. Nous nous réjouirons dans Ton salut et dans le nom de notre D.ieu comme un drapeau, et Hachém remplira toutes tes aspirations. Maintenant j'ai su que Hachém donne le salut à son machia'h, Il lui répondra des cieux de Sa sainteté, par les forces rigoureuses de sa droite qui sauvent. Ceux-ci c'est dans les chars, et ceux-là dans les chevaux (qu'ils placent leur confiance), mais nous c'est par le nom de Hachém que nous faisons souvenance. Ceux-là ont plié et sont tombés, mais nous, nous nous sommes dressés et éveillés. Hachém hochiâ Hammélékh Hachém, sauve, Roi, yaânénou véyom qorénou Il nous répondra au jour où nous l'avons invoqué. (traduction du dernier verset, selon la découpe précisée par le Ari, zal).

Etude du psaume 22
Le psaume 22 (khaf-lamed) est le plus déchirant de tous les psaumes. Il est un appel depuis la douleur, depuis le désarroi et depuis la détresse les plus grands. En ce psaume, le Roi David nous enseigne comme nous tourner vers D.ieu même dans cette situation. Celui qui souffre est perdu, il ne sait plus si sa plainte est un blasphème inadmissible ou si c'est la vérité de la prière que le Ciel peut entendre. Nous y trouvons les sentiments humains les plus communs dans leur extrême, ce que chacun vit un jour ou l'autre, ce que le peuple Juif vit aujourd'hui en Israël. Que D.ieu nous en délivre rapidement.
C'est la voie thérapeutique nécessaire en ces heures. Commençons l'étude.
Le psaume est composé de trois parties : - le premier verset - les versets 2 à 22 - les versets 23 à 32.
Le premier verset Traduisons les deux premiers pour bien comprendre la note particulière du premier. 1. Laménatséa'h, âl-ayéléte ha cha'har, mizmor lé David. Au chef des chantres. D'après la biche de l'aurore. Psaume de David. 2. Eli, Eli, lama âzavtani ? Ra'hoq michouâti divréi chaagati. Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Loin d'être mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes.
Nous voyons qu'avant la chute dans la zone des souffrances, nous plaçons un niveau stable d'harmonie (la musique), de maîtrise (le chef d'orchestre), de délicatesse, de montée de la lumière du jour hors de la peur et des menaces de la nuit (la biche de l'aurore). Reportez-vous à l'étude de Yom Kippour sur cette biche. Cette biche est Israël qui n'a pas l'assurance du jour comme les autres nations, elle ne semble toujours qu'un petit peuple naissant, faible et menacé comme cette lueur de l'aurore mais, en fait, elle a la puissance de la lumière qui va éclater, rayonner comme le jour, parce qu'elle est portée par la puissance du Créateur. Elle est ainsi, disent nos Sages, accompagnée de l'ange d'Israël qu'est Mikhaél (nom qui signifie : qui est comme D.ieu ?). Cette musique du premier verset est brève avant de regarder la douleur. Mais elle est essentielle, comme l'assurance de l'amour maternel chez un enfant. Ayéléte a la même guématria que éméte (vérité totale, de A à Z), vérité absolue qui est celle de la Torah. Ce psaume est comme l'assurance d'Esther au milieu des persécutions de Amane le méchant dont le nom est au verset 21 (hatsila mé 'hérev nafchi, sauve de l'épée mon âme), ce nombre de 21 qui aujourd'hui résonne si douloureusement par les 21 assassinés en Israël en ce seul jour d'aujourd'hui, le 19 Adar. Ayéléte est donc aussi la Chékhina, cette présence divine avec Israël. Le psaume est ainsi la recherche de l'union entre Israël et D.ieu qui est émet. Le Zohar II, 10a et 46a parle de cette union essentielle à propos de ce verset et montre comment l'étude de la Torah est comme un baiser que l'on ne pourra jamais oublier. Le psaume est donc ce rappel d'emblée avant toute prière dans la souffrance. C'est l'assurance que l'aurore va surgit, et plus encore comme il est dit dans le Cantique des Cantiques : "Qui est-elle, celle-ci qui apparaît comme l'aurore, qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil, imposante comme une armée aux drapeaux déployés". Cette conscience de la lumière camouflée qui va se déployer est mise en scène sur le site Modia par le grand cercle en page d'accueil, cliquez dessus et vous retrouverez ces thèmes pour celui qui sait voir derrière la banalité du monde.
Deuxième phase (les versets 2 à 22). Elle comprend plusieurs parties : - versets 2-3 : la première confidence de la détresse : "Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné, loin d'être mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes ? Mon D.ieu, j'appelle de jour et Tu ne réponds pas, de nuit et il n'y a pas de trêve pour moi". L'accusation est impudique, directe, sans fard. C'est un reproche clair et quelque chose d'incompréhensible (bien le drame que vit Israël maintenant, aussi mal gouverné, en une telle dégradation continue et sans aide apparente). Imaginons quelqu'un qui aime et a mis toute sa confiance et se trouve abandonné (apparemment), cela est incompréhensible. Mais n'oublions pas que cette plainte douloureuse s'entoure ou s'enlace dans trois noms divins, le premier Eli n'est pas seulement D.ieu mais son appellation est très amoureuse et possessive : "mon D.ieu", de même que le mot Eloqaï, mon D.ieu. Bien plus, le mot Eli se répète ; et ce nom El est celui qui manifeste la bonté, le 'hésséd de D.ieu.
- Les versets 4 à 6 sont une respiration au milieu de la douleur. Ceux qui ont perdu un proche peuvent sourire, peu habitués encore au malheur, et brutalement le ressenti douloureux remonte et remplit la vie à nouveau. Inversement, dans la douleur, le souvenir de l'amour apporte un apaisement quelle que soit la douleur présente. Ici, c'est le souvenir de cet amour et de la connaissance de l'Aimé qui resurgissent : "Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d'Israël. En toi nos Pères ont eu confiance, ils ont eu confiance, et Tu les as sauvés. Ils ont crié vers Toi et ont été délivrés ; ils ont espéré en Toi et n'ont pas été déçus". Qui aime, lors d'une séparation, se souvient de tous les mots qui ont été dits, des sentiments, des moments et, malgré les faits présents, ils restent un rocher inébranlable. Il ne peut pas y avoir de rupture de ce qui était dit, montré, prouvé, chanté, jubilé. Il peut y avoir la souffrance décrite précédemment mais le mot "et" (et toi...) relie ces deux réalités sans aucune possibilité de rupture. Le mérite des Pères est toujours ce qui nous sauve ; nous demandons et recevons d'abord le bouclier d'Avraham dans la prière des 18 bénédictions (la âmida). Malgré tout, le mot qui résume est : confiance.
- Puis, remonte la sensation des douleurs cruelles (versets 7-8) : "Moi, je suis un vermisseau et non un homme, la honte des gens, objet de mépris pour le peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres, hochent la tête". La description de la réalité terrible est intense, sans camouflage. C'est vraiment ce que ressent celui qui est atteint en son coeur, en son intime, dont le rêve vécu est détruit. C'est souvent l'expérience d'Israël, cette hostilité injuste des nations, des amis externes. Et celui qui subit cela ne peut pas se défendre. Il n'y a guère d'armes devant la méchanceté gratuite. Et alors, la grandeur de Hachém et des patriarches et matriarches, rend encore plus profonde la détresse de ceux qui représentent Israël aujourd'hui et peinent lamentablement.
- Les versets suivants prennent une forme de relation mère-enfant, après que l'on ait évoqué ce couple si différent et si proche (Israël petit face à D.ieu et à ses patriarches). C'est justement cet écart qui doit faire comprendre que la véritable relation doit être celle de la confiance vitale et assurée comme celle que doit prend le bébé puisqu'il n'a aucune possibilité pour vivre en autonomie : "Qu'il s'en remette à Hachém. Que Celui qui le sauve l'arrache au danger, puisqu'Il l'aime". Ce verset, à l'image du culot de Moché Rabénou quand il s'adresse à D.ieu, rappelle à Hachém la logique qui doit être la conduite de Celui qui aime. Et il continue : "Oui, c'est Toi qui m'as tiré des entrailles maternelle, qui m'as fait reposer en sûreté dans le giron de ma mère. Entre tes bras, j'ai été jeté dès ma naissance, dès le sein de ma mère.
- Et la transition se refait à nouveau vers la description de l'angoisse mais, cette fois, en y amenant la présence de D.ieu : "Ne t'éloigne pas de moi car l'angoisse est proche, et nul n'est là pour m'aider". C'est le lot d'Israël. Ne pas oublier en ces heures, aussi bien dans le peuple que face à l'extérieur, que cette expérience à été bien décrite avant même que nous la vivions. Ceci pour nous rappeler et pour nous assurer que l'amour de Hachém nous tient plus qu'une mère ne tient son enfant.
- Alors, la description réaliste et concrète des attaques subies peut se faire (versets 13-19).
- Le verset 20 est comme le fruit de tout un travail thérapeutique. Il pose ceci : Israël a retrouvé sa force et c'est "Toi" vé ata" comme il était déjà dit au verset 4. "Mais Toi, Hachém, ne T'éloigne pas , Toi qui est ma force, viens vite à mon secours". Maintenant, la force retrouvée, elle s'accompagne de prière (versets 20-22). Ce n'est pas une force autonome ni hors de l'amour dit et échangé "Sauve mon âme de l'épée, ma vie de la fureur des chiens, arrache-moi de la gueule du lion, protège-moi contre les cornes des buffles".
La troisième partie, arrive après cet équilibre retrouvé (versets 23-32). C'est la louange, le peuple retrouvé comme lieu de vie agréable, le remerciement, la renaissance à la vie, le souvenir des bontés que l'on rappelle. Le règne de D.ieu sur toute sa Création. Et le peuple d'Israël est appelé alors âm nolad, un peuple naissant ou à naître : en somme, cette fois, la fragilité d'un corps en naissance est accompagnée de force et de renouvellement continu.
Tout ce psaume est une reconstruction du sentiment pour Israël qu'il est fils pour Hachém (Israël hem banim. Baba Batra 10a). Et, sur cette base, nous devons garder vive la conscience que D.ieu exerce sa domination sur les peuples qui prétendent nous persécuter : "Hou mochél bagoyim" (verset 29). Et cela se produit quand Israël a la conscience de son union avec D.ieu, conscience qui se ravive dans l'étude et dans la prière comme le dit Béréchite Rabba 48, 7 sur notre verset 4. C'est ce que faisait le patriarche Israël quand il séjournait chez le méchant Lavane : il restait vigilant dans cette conscience, disant les psaumes pour cela (idem. 68, 11 et 74, 11). Cet état d'apaisement s'appelle en hébreu la yeshiva (Chir ha Chirim Rabba 2, 9, 2): l'individu et le peuple d'Israël vit dans la Torah et les psaumes et le Saint d'Israël est assis (yochév) dans les louanges de Son peuple. Que ces rappels soutiennent chacun en ces heures difficiles, qu'ils redonnent quelques instants d'apaisement à ceux qui souffrent comme les alternances de respiration qu'il y a dans ce psaume, qu'ils fassent souvenir à nos gouvernants juifs de ce qu'ils ont à gérer : la vie d'être vivants qui sont chacun un monde entier, qui sont aimés de D.ieu et constituent Son peuple. C'est pour cela que le Roi d'Israël devait toujours avoir deux rouleaux de la Torah, pour ne pas quitter cette présence et cette conscience : un dans ses situations publiques et un dans sa vie privée. Que ceux qui ont le privilège de ne pas être éprouvés se rapprochent plus de la Torah ainsi vécue avec le coeur pour pouvoir aider et réveiller à la puissance de cet amour maternel ceux qui sont brisés et perdus dans la détresse.
L'ensemble du psaume
Première phase. La confiance en la victoire et l'espoir. 1. Laménatséa'h, âl-ayéléte ha cha'har, mizmor lé David. Au chef des chantres. D'après la biche de l'aurore. Psaume de David.
Deuxième phase (les versets 2 à 22). Elle comprend plusieurs parties : - la première confidence de la détresse : 2. Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné, loin d'être mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes ? 3. Mon D.ieu, j'appelle de jour et Tu ne réponds pas, de nuit et il n'y a pas de trêve pour moi.
- une respiration au milieu de la douleur. 4. Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d'Israël. 5. En toi nos Pères ont eu confiance, ils ont eu confiance, et Tu les as sauvés. 6. Ils ont crié vers Toi et ont été délivrés ; ils ont espéré en Toi et n'ont pas été déçus.
- remonte la sensation des douleurs cruelles (versets 7-8) : 7. Moi, je suis un vermisseau et non un homme, la honte des gens, objet de mépris pour le peuple. 8. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres, hochent la tête.
- une forme de relation mère-enfant, 9. Qu'il s'en remette à Hachém. Que Celui qui le sauve l'arrache au danger, puisqu'Il l'aime. 10. Oui, c'est Toi qui m'as tiré des entrailles maternelle, qui m'as fait reposer en sûreté dans le giron de ma mère. 11.Entre tes bras, j'ai été jeté dès ma naissance, dès le sein de ma mère.
- la transition se refait à nouveau vers la description de l'angoisse mais, cette fois, en y amenant la présence de D.ieu : 12. Ne t'éloigne pas de moi car l'angoisse est proche, et nul n'est là pour m'aider.
- la description réaliste et concrète des attaques subies peut se faire. 13. Des taureaux nombreux m'environnent, des bêtes puissantes de Bachane m'assiègent. 14. Ils ouvrent contre moi leur gueule, tel un lion qui déchire et qui rugit. 15. Je suis comme l'eau qu'on répand, tous mes membres se disloquent; mon coeur est comme de la cire qui fondrait au mikieu de mes entrailles. 16. Ma sève est désséchée comme un tesson, ma langue est collée à mon palais ; tu m'étends dans la poussière de la mort. 17. Car des chiens m'enveloppent, la bande des méchants fait cercle autour de moi ; comme le lions (ils déchirent) mes mains et mes pieds. 18. Je pourrais compter tous mes os : eux, ils me toisent et se repaissent en me voyant. 19. Ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mes vêtements.
- le fruit de tout un travail thérapeutique. 20. Mais Toi, Hachém, ne T'éloigne pas , Toi qui est ma force, viens vite à mon secours. 21. Sauve mon âme de l'épée, ma vie de la fureur des chiens, 22. arrache-moi de la gueule du lion, protège-moi contre les cornes des buffles.
La troisième partie, arrive après cet équilibre retrouvé (versets 23-32). C'est la louange, le peuple retrouvé comme lieu de vie agréable, le remerciement, la renaissance à la vie, le souvenir des bontés que l'on rappelle. 23. Je proclamerai Ton Nom devant mes frères, au milieu de l'assemblée je Te louerai. 24. Adorateurs de Hachém, louez-Le ; vous tous, descendants de Yaâqov, honorez-Le ; révérez-Le, vous tous, postérité d'Israël. 25. Car Il n'a pas dédaigné, Il n'a pas méprisé la misère du malheureux; Il n'a pas chaché de lui Son visage, ni manqué de l'entendre quand il implorait. 29. C'est Toi dont je célévrerai les louanges dans le grand rassemblement ; j'accomplirai mes voeux devant ceux qui Te craignent. 17. Les humbles mangeront et seront rassasiés, les adorateurs de Hachém Le loueront. Que votre coeur renaisse à la vie pour toujours. 28. Les extrémités de la terre se souviendront et reviendront à Hachém, toutes les familles des peuples se prosterneront devant Lui. 29. Car, à Hachém appartient la royauté, Il domine sur toutes les nations. 30. Ils mangeront et adoreront, tous les heureux de la terre ; devant Lui s'inclineront ceux qui descendent dans la poussière, incapables de sustenter leur vie. 31. La postérité lui vouera un culte ; on parlera de Hachém aux âges à venir. 32. Ils viendront et proclameront Sa justice, ils diront au peuple naissant ce qu'Il a fait.
Le psaume 121 Chir la maâlote Cantique des degrés Essa êinaï él hé harim. Je lèverai mes yeux vers les montagnes Méaïne yavo êzri, d'où me viendra mon aide. Êzri méîm Hachém ôssé chamyim vaaréts Mon aide me vient de Hachém qui fait les cieux et la terre. Al yitén lamotte raghlékha, al yanoum chomrékha Il ne donnera pas à ton pied (l'occasion) de tomber, il ne dormira pas ton gardien. Hiné lo yanoum vélo yichane chomér Yisraël. Voici, il ne dormira pas et il ne sommeillera pas, le gardien d'Israël. Hachém chomérékha, Hachém tsilékha âl yad yéminékha. Hachém est ton gardien, Hachém est ton ombre à côté de ta droite. Yomam hacchéméche lo yakéka, vé yaréa'h ba layéla. De jour, le soleil ne te portera pas atteinte, ni la lune pendant la nuit. Hachém yichmorékha mi kol râ, yichmor éte nafchékha. Hachém te préservera de tout mal, il gardera ta vie. Hachém yichmor tsétékha ou voékha méâta véâd ôlam. Hachém gardera tes allées et venues, depuis maintenant jusqu'en l'éternité.
Le psaume 142, intitulé Maskil lé David
1. Maskil lé David biyoto vaméâra. Téfila. Psaume "maskil", de David, quand il était dans la caverne. Prière.
2. Qoli el Hachém ézâq ; qoli el-Hachém ét'hanén. 'Ma voix', vers Hachém je la crierai ; ma voix vers Hachém je supplierai.
3. Echpokh léfanav qi'hi ; tsarati léfanav aguid. Je répandrai devant Lui ma conversation ; ma détresse devant Lui je dirai.
4. Bé hitâtéf âlaï rou'hi, vé ata yadâta nétivati ; Quand je sens s'évanouir sur moi mon esprit, et Toi tu connais mon chemin ;
Bé ora'h-zou ahalékh, taménou pa'h li Sur cette route où je vais, ils ont placé des obstacles pour moi.
5. Habét yamine ouréé, vé éïn li makir ; Regarde à droite et vois, et il n'y a pour moi aucun qui me connaisse ;
avad manos mimménni, éine doréche lénafchi. m'a lâché tout refuge envers moi, il n'est personne qui se préoccupe de moi.
6. Zaâqti élékha Hachém, amarti : ata ma'hsi ; J'ai crié vers Toi, Hachém, j'ai dit : Toi tu es mon abri ;
7. Haqchiva él-rinati, ki-daléoti méod ; Ecoute bien ma supplication, car je suis réduit à l'état de pauvre à l'extrême ;
hatsiléni mé rodéfaï, ki amétsou mimménni. sauve-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus puissants que moi.
8. Hotsiah mi masguér nafchi, léhodote éte chimkha Fais sortir de ma prison mon âme, pour louer Ton nom.
Bi yakhtirou tsaddiqim, ki tikhmol âlaï. En moi et autour de moi comme une couronne les justes, car tu me combleras sur moi.
Commentaire sur l'intelligence de David dans l'épreuve Qu'est ce qu'un psaume nommé maskil ? Comme les psaumes 32, 42, 44, 45, 52, 54, 55, 74, 78, 88, 89, et le nôtre 142. La racine du mot est sékhél, l'intelligence. Maskil est une forme hifil du verbe (forme active) et qui veut dire "faire intelligent, rendre intelligent". C'est la caractéristique de David (lire I Samuel 18, 14-15) et cela est surtout dit de lui au début des psaumes.
Rachi sur 142, 1 rappelle ce que disent nos Sages : c'est toujours un psaume qui a été dit par le métourguemane, traducteur. C'est l'origine du nom de famille Tordjman. Ce n'est pas simplement le traducteur, mais celui qui, dans les grandes yeshivotes du temps du talmud reprenait avec une voix de stentor (il n'y avait pas de micro) l'enseignement du maître, le lransmettait à toute l'assistance ; mais il ne s'agit pas seulement d'une amplification de la voix, il fallait aussi le rendre compréhensible pour que l'intelligence augmente. D'où le rôle du métourguemane qui est maskil, "faisant l'intelligence". Rachi se basait sur le Middrache Téhilim pour dire cela. C'est ainsi que ces psaumes maskil nous enseignent des modèles de compréhension et de conduite très importants. Ce même middrache nous enseigne où est l'intelligence de David : - le sage sait que lorsque les épreuves commencent pour lui, cela ne vient pas de lui mais de la volonté de Haqqaddoche Baroukh hou ; rien ne vient de l'homme ou des hommes ou n'est maintenu par eux, ni son intelligence, ni sa force, ni son argent mais de D.ieu seul ; - il sait aussi bénir Hachém en tous temps (34, 2), - sa force est dans le nom de Hachém (Proverbes 18, 1) et en rien d'autre, aussi comment réagit David dans la caverne ? Il prie. - pour tous ces motifs, David dit dans le premier verset : l'intelligence dans l'angoisse est de faire une seule chose, téfila, la prière. Et il va continuer à faire une prière qui est pour nous un enseignement en ces circonstances. - Il sait qu'il y a des conditions pour être exaucé.
Notre commentaire sur celui du 'Hida (za"l) Verset 1 - Psaume "maskil" (intelligence), de David ; Le Zohar II; 110 a dit que cela signifie que son intelligence en ce psaume avait sa source dans le fleuve qui sort du Jardin d'Eden. (Pour comprendre cela, il faut lire les chapitres 20 à 24 du I Samuel. David, menacé de perdre la vie par la jalousie morbide du Roi Chaoul, se cache dans une caverne, celle de ce psaume comme le souligne Rachi ; Chaoul vient s'y reposer alors qu'il est à la recherche de David pour le tuer ; pendant qu'il dort, David lui enlève un morceau de son manteau et vient le lui présenter ensuite pour lui prouver qu'il est droit et que D.ieu le lui avait livré et qu'il ne lui a rien fait de mal. Voilà l'intelligence de David, qui puisse son art dans l'intelligence divine).
Verset 2 - Le 'Hida, Ribbi David Azoulaï, écrit que ce psaume est dit par David dans la même veine que Adam ha richone, le premier homme (on sait que les lettres de Adam sont les initiales de toute la trajectoire de l'homme : Adam, David, Machia'h, le Messie). C'est pour cela que David emploie le terme noble de qoli ma voix, car c'est l'union de sa voix à celle de la Torah dans laquelle il est occupé par son étude, jusque dans sa situation de détresse. (Ce n'est pas seulement sa voix personnelle, imprégnée de souci ; David sait l'intégrer dans la qualité de la voix de la Torah. En ce sens, que, pour aider ces prisonniers, nous fassions un effort pour augmenter notre étude de la Torah et que nous puissions veiller à ce que notre parole garde la pureté de cette parole de la Torah. Ainsi, notre parole unie à celle de ces prisonniers, les mènera à la libération qu'est la Torah. Celui qui est dans l'angoisse assume toute la trajectoire humaine pour la porter à sa victoire. C'est cet ajustement que David parvient à réaliser. Dans l'angoisse, il travaille ainsi sur lui-même, pour être fidèle au plan de Hachém).
Verset 3 - Le mot léfanav y est répété deux fois. Selon le 'Hida, cela montre que David insiste qu'il est tourné uniquement vers Hachém et n'attend de l'aide d'aucune autre puissance sur la terre ou dans les cieux. Cela indique également qu'il redresse intérieurement ses fautes pour bien s'orienter en pureté vers Hachém. (La prière de demande ne peut pas être exaucée autrement ; ce n'est pas un passage à la banque pour arranger nos intérêts ; c'est remettre la vie dans l'ordre bon de Hachém et cela suppose que nous réparerions d'abord en nous-mêmes. Prier pour nos prisonniers, par exemple,cela exige que nous prions comme si nous étions en cette situation de vie ou de mort, et prêts alors à tout redresser de notre vie. Alors notre prière sera entendue, même pour eux).
Verset 5 - Le 'Hida indique que "habét yamine,regarde à droite" fait allusion à la Torah que David a apprise ; et "réé, vois" fait allusion à la Torah que David se propose d'étudier encore, car la bonté c'est de croire dans les promesses de biens que fait l'autre. Ibn Ezra met ces verbes à l'infinitif qui serait ici une forme d'impératif dans la prière. Le mot "manos" (embûche) a la guématria 156 de qinea, la jalousie qui pousse Chaoul et les siens.
Verset 6-7 - Le 'Hida montre que David s'adresse maintenant à la miséricorde (ra'hamim) de Hachém. Donc, dit David, je crois que "ma part est dans la vie".
Verset 7 - Il peut dire alors à nouveau "écoute ma plainte", car il a confiance. Les textes disent souvent que la prière du pauvre (âni) est plus grande que toutes les autres et est écoutée en premier. David reconnaît aussi que son état de pauvreté consiste en ses fautes ; ce sont elles qui donnent de la puissance à ses persécuteurs ; Il fait ainsi un aveu de ses fautes (vidouï) et promet par là de les abandonner et de ne pas y retomber. (A nouveau, cette condition est indispensable pour que notre prière soit écoutée).
Verset 8 - Le 'Hida continue : David dit qu'il y a beaucoup de procureurs (méqatréguim) contre lui en Haut, mais D.ieu dans Sa bonté se base sur le bien que David fera à l'avenir et, à l'avance, David loue Hachém pour le bien qu'il Lui accorde dès maintenant pour cela. David associe également au bien qu'il fera, le bien que font les justes (tsaddiqim). Les derniers mots du dernier verset (ki tighmol âlaï) indiquent que D.ieu comble de David à la mesure des tourments qu'il a eus, mesure pour mesure (midda kénéguéd midda) : comme il a été menacé de mort, il sera en contrepartie, oint (Messie) et sauvé pour sauver les autres.
En tout cela, David montre sa qualité de modeste (ânav), motif pour lequel la halakha sera fixée selon Hillél car il était modeste (Traité Erouvine 13b). La "plainte" (rinati) de David est toute imprégnée de cette qualité ; c'est pour cela que les textes appelent aussi rinati la Torah (Traité de Jérusalem Roche Hachana 20b).
Qui est le 'Hida, le Rav Azoulaï ? Ribbi Yossef David Azoulaï (le 'Hida), (1724-1806), sépharade, naquit à Jérusalem. 'Hida, ce sont les initiales de 'Hayim Yosséf David Azoulaï (1724-1806). Il est l'arrière petit-fils de Ribbi Avraham Azoulaï de Féz (1570-1643) qui vint à 'Hévrone. Il étudia auprès de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter dans le lexique des maîtres). Sa personnalité fut très particulière et brillante en de nombreux domaines. Il fut au même titre le grand talmid 'hakham de sa génération, estimé et vénéré par tous, commentateur de nos sources, responsable communautaire et impliqué dans des disputes locales, caballiste, décideur dans la halakha, bibliophile, quêteur dans le monde pour les communautés de la terre d'Israël et la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron), grand voyageur, enquêteur sur les communautés de la dispersion et sur le monde non juif, anthropologue sur les coutumes juives dans les diverses communautés autour du bassin méditerranéen, et écrivain sur ses voyages. Son passage à la cour de Versailles où il impressionna par sa prestance est resté célèbre. Ses livres les plus connus sont Birkhé Yosséf (qui est un commentaire sur le Choulkhane Âroukh de Ribbi Yosséf Caro), ses enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote vé nissim), son répertoire des noms de sages (Chém haguédolim), son commentaire des psaumes que nous utilisons ici (Téhilote Yosséf). Le 11 Adar, est sa hiloula (fête de son décès pour son entrée dans la plénitude de la qéddoucha). Il est enterré à Jérusalem.
Voir également sur le site Modia : Comment prier Ce qu'est la prière, et la rina comme l'une des 10 formes de prière. La page des divers textes sur la prière avec les traductions des prières. Comment prier pour les enfants : la prière de Chla .


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